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N'ayant pas trouvé de remplaçant, suite au départ de Guillermo del Torro, Peter Jackson a finalement accepté de diriger les deux "Bilbo the Hobbit". Les négociations sont en cours....
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Menu Principal / NEWS / retro / L'année 2008 / 2008 / juin 2008 / 9 juin / La fille de David Lynch engagée pour tourner un film d'horreur indien : NAGIN ! (voir ci-dessous)

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La fille de David Lynch engagée pour tourner un film d'horreur indien : NAGIN ! (voir ci-dessous) La fille de David Lynch engagée pour tourner un film d'horreur indien : NAGIN ! (voir ci-dessous)

La fille de David Lynch engagée pour tourner un film d'horreur indien : NAGIN ! (voir ci-dessous)

         
Description: La firme indienne Split Image Pictures a engagé Jennifer Lynch ("Surveillance") pour diriger le thriller d'horreur "Nagin", avec les stars de Bollywood Mallika Sherawat et Irfan Khan, que produira Goving Menon, président de la firme. Le film va se tourner en Inde, où l'histoire, celle d'une femme serpent capable de prendre forme humaine, a déjà fait par le passé l'objet de plusieurs longs-métrages fantastiques indiens depuis une première version en 1954 de Nandlal Jaswantlal.

Pour en savoir plus sur le sujet :

Version 1986 de "Nagin" :



NAGIN
Inde. 1976. Réal.: Rajkumar Kohli. Avec : Sunil Dutt, Feroz Khan, Vinod Mehra, Kabir Bedi. Sous-titres français. 2h24. Dist.: Eros International.

Une femme-cobra voit son compagnon se faire abattre sous ses yeux par un humain. Elle décide de se venger en tuant cet assassin, ainsi que les hommes qui l'accompagnaient dans cette partie de chasse…
A Bollywood, le producteur-réalisateur Rajkumar Kohli s'est fait connaître en élaborant des superproductions réunissant, à chaque fois, de nombreuses stars. Des vedettes indiennes telles Sunil Dutt (Mother India), Rekha (Bhoot) ou Jeetendra se partagent donc l'affiche de ce film qui, en son temps, connut un succès retentissant.
Pour accomplir sa vengeance, la "Nagin" (femme serpent) emploie ici toute une batterie de pouvoirs surnaturels. Capable d'adopter aussi bien la forme d'une femme que celle d'un cobra, elle va, sous cette dernière apparence, tuer ses adversaires grâce à son venin mortel. Et, pour s'approcher de ses ennemis sans éveiller leur méfiance, elle emprunte également les traits de leurs proches, voire de leurs fiancées.
Si Nagin contient donc des éléments insolites aussi originaux qu'exotiques, il souffre hélas de certaines faiblesses, la principale étant sans doute sa structure répétitive. En effet, la femme-cobra se venge de ses six adversaires en adoptant des tactiques très semblables. Le long-métrage semble alors manquer de variété. D'autre part, en voulant concocter un mélange de genres typique du cinéma de Bombay, Nagin offre quelques scènes de comédie ou de bagarre paraissant arriver tels des cheveux dans la soupe, sans aucun souci de logique. Néanmoins, le film se rattrape grâce à ses nombreux effets spéciaux à la naïveté rafraîchissante, ainsi que par des séquences musicales entraînantes. Ainsi, le concours de danse du début est un sommet de bonne humeur colorée. Enfin, la vertigineuse scène d'action finale constitue un vrai tour de force : le héros doit affronter la redoutable Nagin alors qu'il est suspendu à un câble tendu entre les toits de deux tours d'habitation !

Emmanuel Denis






NAGINA
Inde. 1986. Réal.: Harmesh Malhotra. Durée : 2h20. Dist.: Venus.

Aux portes d’un palais, dans une campagne indienne isolée, une mère attend le retour du fils prodigue, venu reprendre en main la gestion du domaine, après l’avoir quitté encore enfant, pour échapper à des visions de cauchemar. Peu après son arrivée, Ravji s’éprend de Rajni, une jeune femme qu’il rencontre au beau milieu d’un autre palais, en ruines celui-là, et décide de l’épouser. Il ne se doute pas que cette dernière possède des pouvoirs très spéciaux et qu’un sorcier vindicatif va désormais tout faire pour briser leur bonheur…

Malgré une intrigue à priori à l’eau de rose d’amours contrariées et une entrée en matière lénifiante où un majordome volubile aux faux airs de Chico Marx n’en finit plus d’amuser la galerie, "Nagina" est un film fantastique tout à fait original qui mêle surnaturel et cruauté avec un rare bonheur. Certes, il émane de cette production typique des années 80 une fragrance kitsch aussi entêtante que du patchouli, les tenues et même la corpulence du héros de service le rendant "décalé", mais ce sont ici les situations et la façon dont Harmesh Malotra les traite qui s'avèrent dignes d’intérêt. Au bout de dix minutes, le roman de gare bascule dans le drame quand le fier équipage du jeune premier et de celle qu’il courtise pudiquement est brutalement freiné dans sa course par l’apparition depuis les branches d’un arbre d’un cobra qui effraie les chevaux. Jalouse et désireuse de contrarier cette romance qui bouleverse ses projets, l’héroïne qui se manifeste peu après tel un fantôme à l’élu de son cœur, s’est parée des écailles de ce cobra royal pour repousser sa rivale violemment. Sorcière à ses heures, cette beauté envoûtante commande aux serpents ses frères et va bientôt filer le parfait amour avec celui sur lequel elle a jeté son dévolu. Ce dernier découvre ensuite que l’homme de confiance de sa mère censé gérer le domaine en bon père de famille s’est enrichi aux dépens de sa famille. À l'heure de convoler avec sa promise, un complot se trame pour l’abattre mais là encore, l’intervention providentielle de quelques cobras, bras séculiers d’une justice immanente, évite que le pire ne se produise.
Les pouvoirs de la nouvelle maîtresse de maison déjouent les intrigues du contremaître et cette première partie très “Dallas sur Gange”, où les femmes sont capturées au lasso tandis que le héros fait le coup de poing pour contrer son ennemi juré, laisse à peine augurer de ce qui va suivre.
Car Malotra introduit avec le personnage du maître Sorcier, haut en couleurs, une dimension démoniaque qui lui permet de donner un second souffle à sa longue fiction, ponctuée de lancinantes scènes chantées. Ce prince de la nuit, commandeur des crotales, armé d’un trident, ressemble étonnamment à Boris Karloff, grimé précisément en chef indien (mais pas hindi !) dans le western de Cecil B. de Mille "Les Conquérants du Nouveau Monde". L’amour triomphe évidemment des forces du Mal mais la lutte entre l’incarnation du démon et la jeune épouse reptilienne nous vaut quelques belles séquences, le méchant étant particulièrement convaincant dans ses gestes incantatoires, l’authenticité made in India garantissant au spectateur une composition de grand prêtre empreinte d’une typicité qui tranche avec la caricature qu’en donnera Spielberg dans "Indiana Jones et le Temple Maudit".
Nagina passe à bon droit pour un classique et devrait vous enchanter au moins autant que la version de Fritz Lang du Tombeau Hindou !

Sébastien Socias


NIGAHEN (Nagina, Part II)
Inde. 1989. Réal.: Harmesh Malhotra. Durée : 2h20. Dist.: Venus.

Un terrible drame vient de se jouer au palais où Ravji et Rajni, le couple-vedette de Nagina, vivaient heureux depuis leur triomphe sur les forces du Mal. Victimes d’un accident de la circulation, ils laissent seule au monde une petite fille que son grand père, dépêché de la grande ville, vient recueillir pour l’élever loin de cette campagne funeste, pour mieux la ramener dans la demeure de ses ancêtres quand elle atteint ses dix-huit ans…

Trois ans séparent "Nagina" de cette suite qui fait pourtant fi de toute vraisemblance, puisque dix-huit années s’écoulent entre l’épilogue de l’un et le prologue de l’autre, sans que le temps n’ait l’air d’avoir prise sur la domesticité, les modes vestimentaires ou les véhicules. Plus surprenant encore, le spectateur un brin rationnel peut se demander à bon droit, pourquoi, dans cette histoire calquée sur la précédente de bout en bout, où la différence majeure réside dans le fait que l’on passe du retour de l’enfant messianique à celui de la fille prodigue, le grand père de cette jeune femme en fleur croit soudain judicieux de la ramener entre les murs inquiétants d’une demeure sur laquelle plane un fort parfum d’archaïsme et de superstitions. Et ce alors qu’il l’en avait précisément soustrait pour l’éduquer à la mode citadine à la mort de ses parents !
Dans cette séquelle où le retour aux sources du malheur paraît donc inéluctable, on note une seule innovation visuelle, de taille, l’usage d’effets spéciaux qui se traduit à l’écran par un rayon-laser bleu figurant les pouvoirs de l’héroïne (qu’incarne Sridevi, dont la ressemblance avec sa mère défunte s’explique aisément puisqu’elle jouait Rajni dans "Nagina" !) sur les cobras. Si vous avez la phobie des reptiles rampants et s’entremêlant, vous risquez de vous trouver mal à force d’en voir grouiller dans des aquariums ou se mouvoir sur et sous les tables, hantant les palais et les jardins, se transformant en véritables chiens de garde capables de poursuivre un ennemi sur des kilomètres, à la vitesse d’une flèche, pour finalement lui décocher une morsure aussi fugace que définitive.
Mais dans Nigahen, hélas, loin d’inspirer la crainte, le sorcier fait volontiers penser à un tavernier mexicain échappé d’un western-spaghetti. Il parle beaucoup, s’agite et promet mille tourments à l’héroïne mais ne fera pas de miracle contrairement à ce que laissent entendre ses exhortations. L’ensemble se regarde volontiers mais ne retrouve jamais la touche d’originalité qui faisait tout l’attrait de Nagina, puisque le réalisateur, par ailleurs producteur, a choisi de systématiser sa recette gagnante, au risque de l’affadir. Ce qui ne manque pas de se produire. Reste les yeux étrangement bleus de Sridevi, d’une fascinante expressivité.

Sébastien Socias




DEVI
Inde. 1999. Réal.: Kodi Ramakrishna. Avec : Bhanu Chander Janaki, Babu Mohan, Master Mahendra. DVD 5 –sous-titres anglais – 2h25. Dist.: World Entertainement Worldwide.

À l'occasion d’une éclipse, Devi, la fille du dieu-serpent, se rend sur Terre pour explorer le pays des humains…

Si le sujet fantastique de Devi, basé sur la mythologie indienne, est très classique, il donne ici lieu à une débauche de trucages numériques, particulièrement dans son long et spectaculaire dénouement. Au cours de celui-ci, Devi et Sunita effectuent des rituels complexes, afin de solliciter le Shiva, seule entité capable de neutraliser le malfaisant Démon. L’être maléfique multiplie alors les artifices et les maléfices impressionnants pour faire échouer la cérémonie.
Comparer la qualité des effets spéciaux de Devi à celle des films hollywoodiens n’a, bien sûr, aucun sens. S’ils ne bénéficient pas des mêmes raffinements technologiques, ces trucages restituent avec fantaisie des visions colorées, totalement inédites pour le spectateur occidental. Ainsi, un serpent géant à cinq têtes, issu de la mythologie indienne classique, entraîne un malfaiteur dans l’espace, avant de le recracher avec violence, le bandit allant s’écraser contre un astéroïde qui explose en mille morceaux !
Rafraîchissant et drôle, Devi est donc une belle fantaisie orientale, hautement divertissante, où tout se termine dans la bonne humeur, par des mariages des naissances et, bien sûr, des chansons !


Emmanuel Denis



Voir également sur notre site le dossier cinéma fantastique indien.
Mots-clés: Nagin
Date: 09.06.2008 09:55
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Postée par: Alain


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