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Menu Principal / NEWS / retro / L'Année 2016 / février 2016 / 10 fév. / LA CRITIQUE DE "DEADPOOL" (voir ci-dessous)
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Image précédente: Johnny Depp DANS L’HOMME INVISIBLE d’Universal…. (voir ci-dessous) |
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LA CRITIQUE DE "DEADPOOL" (voir ci-dessous)
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NOTRE CRITIQUE :
DEADPOOL
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Alors que les films de super-héros peinent à se renouveler ces derniers temps, la faute sans doute à la quête d'une trop grande unité autour des Avengers, d'une part et les reboots d'autre part (Spider-Man, Man of Steel…), sans parler des cuisants échecs comme Les 4 Fantastiques, on n'a que rarement l'occasion d'être – agréablement – surpris devant les aventures de surhommes en costume, à l'exception bien sûr de Kick-Ass et, dans une moindre mesure, d'Ant-Man. En attendant d'aller explorer les univers oniriques avec Dr Strange, Ryan Reynolds nous invite tout de suite à découvrir un monde plus terre-à-terre où l'on saigne, où l'on souffre, où l'on jure et où la violence répond à la violence. Mais pour une fois, les coups les plus rudes sont portés à l'image des super-héros, dans ce qui s'apparente à une comédie parodique se moquant allègrement de ce qu'elle donne à voir. En ce sens, Tim Miller et Ryan Reynolds mordent un peu la main qui les nourrit, mais le second a suffisamment souffert de ses précédentes incursions dans un costume – qu'il soit rouge ou vert – pour savoir à quel point la vie d'un super justicier peut être cruelle.
La vraie différence que marque Deadpool par rapport aux précédentes adaptations de comics est qu'il embrasse pleinement, sans aucune retenue ni fausse pudeur le matériau original. Deadpool est un "bad guy" qui ne respecte rien, le long-métrage fera de même. Loin de la relative méchanceté qui avait plombé Spawn (en plus d'effets visuels discutables), ou quelque peu douché les espérances des amateurs de Wolverine, Deadpool adopte le registre visuel d'un film d'action ultraviolent, flirtant parfois avec le l'horreur, pour des séquences de combat extrêmement sanglantes inédites dans le genre très codifié des adaptations de super-héros. Là encore, seul Kick-Ass peut se targuer d'être allé aussi loin. Cependant, Deadpool ne se contente pas de faire couler le sang à flot et d'empiler les cadavres comme dans les années 80, il fait aussi un doigt d'honneur, brandi bien haut, à la bienséance la plus élémentaire. Vulgaire, sale, potache, régressif, grossier, choquant, scatologique, obscène… Rien ne nous est épargné, à l'image de la bande-annonce "Red Band" qui annonçait clairement la couleur ! Deadpool lance ses vannes plus vite qu'il ne dégaine (et il est plus agressif qu'un militant de la NRA), et la plupart font mouche. Ultra-référentiel, le film lance des clins d'œil à tout va, cite à tour de bras, et moque jusqu'aux conventions mêmes du cinéma (le 4e mur hérité du théâtre et qu'il ne faut pas casser). C'est peut-être la limite de l'exercice, que l'on peut trouver trop systématique pour ne pas trahir une démarche purement commerciale. Mais c'est bien la seule.
Et commercial, le film sait l'être dans le bon sens du terme, c'est-à-dire dans sa volonté de satisfaire un public venu chercher un divertissement efficace réservant quelques surprises bienvenues. Deadpool poursuit donc son ennemi mortel – Ajax, super-héros dépourvu de sensations physiques et d'émotion, qui torture des "candidats" pour faire exprimer leurs mutations génétiques dormantes afin de créer une armée de super-esclaves –, croise quelques collègues (en l'occurrence, Colossus et Negasonic Teenage Warhead) venus en renfort et sauve sa bien-aimée à défaut du monde. Rien de bien nouveau dans le canevas, donc, calqué sur l'ensemble des films du genre, mais cela fonctionne grâce au bagou de son acteur principal.
Après The Voices, il semble en effet évident que Ryan Reynolds n'est jamais meilleur que lorsqu'il incarne un méchant schizophrène, un sale type attachant, un bad guy ayant des principes. Il a ici un rythme parfait, rappelant les grandes heures d'Eddie Murphy dans Le Flic de Beverly Hills, personnage qui ne sait pas se taire, et qui affronte, comme Mel Gibson dans L'Arme fatale, le destin le plus noir avec un humour qui l'est davantage encore. La leçon à retenir dans tout cela, esquissée par Les Gardiens de la galaxie ou Ant-Man, est qu'il faut changer de registre au sein d'un même genre pour ne pas ressasser les mêmes images, en se contentant de plus grosses explosions afin de ne pas lasser les spectateurs, et que toute pointe d'originalité est la bienvenue, surtout au cœur d'une intrigue codifiée et prévisible.
Yann LEBECQUE |
| Mots-clés: |
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| Date: |
09.02.2016 20:48 |
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Alain |
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