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Un spectacle à voir actuellement à Paris ! (voir ci-dessous)
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LA DAME BLANCHE
Une ghost-story française qui ne manque pas d’esprit
Les occasions de trembler au théâtre sont suffisamment rares pour que l'on souligne la gageure à laquelle se sont astreints Sébastien Azzopardi et Sacha Danino en troussant ensemble ce thriller fantastique, dans un registre inédit pour eux : celui de la peur. Avec pour slogan frappant «Au théâtre, vous n'avez jamais eu peur», les deux amis associés depuis belle lurette sur des projets à succès (Le tour du monde en 80 jours d'après Jules Verne ou le récent Dernier coup de ciseaux) proposent depuis la mi-septembre sur la scène prestigieuse du théâtre du Palais Royal un spectacle original…
Forte d'un titre évocateur renvoyant à des apparitions emblématiques du folklore européen, cette Dame-là est un redoutable spectre échappé d'outre-tombe pour réclamer vengeance, le temps d'un spectacle endiablé à nul autre pareil. D'autant plus audacieux que sous les arcades du Palais Royal, haut lieu du Paris historique, le théâtre du même nom accueille traditionnellement depuis des décennies des pièces de boulevard, entre reprises à succès de Feydeau et créations triomphales telle celle de La Cage aux Folles. Co-directeur de la salle, Sébastien Azzopardi aurait donc pu envisager de choisir une scène moins connotée que la sienne pour accueillir La Dame Blanche. Mais quitte à s'offrir un challenge de taille, voilà qu'en l'espace de neuf mois, l'auteur et metteur en scène s'est employé à relever le défi de monter en plein temple de la comédie à la française le spectacle le plus audacieux que l'on ait vu des deux côtés de la Seine depuis longtemps. Sans jamais vouloir prendre le contrepied de La Dame en Noir, jouée depuis plusieurs années à Londres puis adaptée au cinéma avec Daniel Radcliffe, le duo d'amis a décidé assez vite d'intituler leur nouvelle pièce La Dame Blanche, comme une évidence au regard du sujet abordé. Qui raconte en l'espace de 1h45, au cours de trois actes et de cinquante-deux séquences, l'étrange mésaventure subie par un certain Malo qui par un soir tragique tue accidentellement sa rousse maîtresse (la frémissante Anaïs Delva) alors qu'il venait de lui annoncer son intention de rompre. Futur papa, Malo pensait mettre tranquillement un terme à cette encombrante idylle adultère avant de regagner le giron conjugal sans encombres. Mais le destin en décide autrement et le voilà bientôt contraint de choisir entre des aveux circonstanciés et la dissimulation de son acte criminel. Optant pour cette seconde solution, il s'enferre alors dans le mensonge auprès de son épouse comme de ses collègues, lesquels portent l'uniforme. Car pour corser le tout, Malo n'est autre que le capitaine du peloton de gendarmerie de ce canton du Morbihan réputé plutôt calme. Poursuivi par sa Némesis qui se manifeste auprès lui de manière surnaturelle, Malo perd peu à peu pied, sans que le spectateur puisse deviner d'emblée s'il est hanté par ce poltergeist ou la proie de ses remords le conduisant aux portes de la folie. En ayant pour modèle revendiqué le mémorable Sixième Sens de M. Night Shyamalan, les deux auteurs ont su trouver le ton juste pour narrer une histoire incroyable, sur le fil du rasoir, en reprenant à leur compte tous les gimmicks du paranormal. Avec la collaboration précieuse d'un prestidigitateur, la mise en scène se veut magique et l'est visuellement, entre tableau ou sculpture s'animant sous nos yeux ébahis et autres numéros d'illusionniste, sans jamais venir concurrencer le jeu des comédiens emmenés par un Arthur Jugnot impeccable dans ce contre-emploi dramatique. Conditionné dès avant les trois coups par la présence dans la salle de créatures effrayantes qui déclenchent autant de cris d'épouvante que de rires plus ou moins crispés, ces deux sentiments universels s'entremêlant souvent au fil de l'intrigue, le public est amené à jouer un rôle prépondérant d'un bout à l'autre de la représentation, par un procédé interactif qui va crescendo de rebondissements en incontournables coups de théâtre. Avec son changement de lieu à chaque scène, le découpage au cordeau inspiré de celui des séries américaines confère un rythme trépidant à ce que les auteurs décrivent volontiers comme une histoire extraordinaire frappant soudain des gens ordinaires. Éclairages savamment dosés, bande originale spécifiquement composée pour la circonstance, sonorisation de la salle spécialement refaite pour l'occasion, rien n'a été négligé pour solliciter tous les sens de l'auditoire, sans pour autant verser dans l'attraction de fête foraine ni le Grand-Guignol. Ici pas de manoir hanté ou de gore poisseux mais une variation contemporaine autour des légendes celtiques en forme de cauchemar éveillé, portée par dix comédiens dont certains se démultiplient pour nous dispenser quelques sympathiques frayeurs dans la pénombre. Assurément le divertissement d'épouvante à ne pas manquer en cette fin d'année, en espérant qu'une tournée s'en vienne couronner un succès parisien amplement mérité.
Sébastien SOCIAS
Théâtre du Palais Royal : du mercredi au samedi à 21h, le samedi à 16h30 & le dimanche à 17h |
| Mots-clés: |
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| Date: |
19.09.2015 19:21 |
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Alain |
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