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Blood On Méliès's Moon
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| Description: |
Le cinéaste italien Luigi Cozzi (« Star Crash », « Contamination »), en production sur son nouveau film, « Blood on Melies’s Moon », en a dévoilé les premières images…
La bande annonce du nouveau film de Luigi Cozzi (et Alexandre Jousse) BLOOD ON MELIES’S MOON, actuellement en production, pour une sortie en mai 2016/
https://www.youtube.com/watch?t=33&v=UPLh90wiKQ8
Extrait d’un entretien publié dans l’EF n°358
BLOOD ON MELIES’S MOON
Une histoire d'amour du genre
En s'intéressant aux origines du cinéma, Luigi Cozzi retrouve le chemin qui mène derrière la caméra, après plus de vingt années d'absence.
Grand nom du cinéma italien de science-fiction, Luigi Cozzi, ou Lewis Coates, pseudonyme qu'il s'est choisi pour signer certains de ses films pour le marché américain, n'a plus besoin d'être présenté aux fans. Réalisateur, scénariste et critique de film, Cozzi avait proposé son dernier long-métrage, « Il gatto nero » en 1990, avant de réaliser divers documentaires consacrés à Dario Argento et, ayant assisté à la lente agonie du cinéma de genre italien, avait choisi, depuis, de s'associer au maître lui-même pour inaugurer "Profondo Rosso", une boutique de cinéma spécialisée dans le fantastique, qui publie également des livres. Ces vingt dernières années, lorsqu'on lui demandait s'il comptait retourner à la réalisation, il répondait inlassablement que le Cinéma tel qu'il le considérait était mort faute de marché ou d'intérêt du public pour les petits budgets horrifiques ou de SF italiens. Imaginez alors notre surprise lorsque nous avons appris en juillet dernier qu'il avait décidé de tourner un nouveau long-métrage…
Malgré vos déclarations de ces dernières années, qu'est-ce qui vous a convaincu de revenir à la réalisation ?
Comme toujours dans ma carrière, tout est arrivé par hasard. Aujourd'hui, la technologie moderne simplifie la création d'un film. Jusqu'à récemment, il fallait disposer de beaucoup d'argent et d'une importante équipe pour cela. À présent, on peut même réaliser un film avec un smartphone, le monter dans un laboratoire, y ajouter de la musique et le projeter en salles ! C'était la même chose lorsque j'ai décidé de devenir éditeur car, jusqu'alors, il fallait imprimer au mois mille ou deux-mille exemplaires, ce qui impliquait un budget important, et la gestion d'un gros stock d'invendus. Les avancées du numérique permettent de n'imprimer qu'une trentaine de copies de chaque livre, et cela m'a convaincu de me lancer dans la publication d’études cinématographiques et de romans. Bref, ce sont les nouvelles technologies qui rendent possible ce qui n'a longtemps été qu'un rêve.
Alexandre Jousse, qui partage les responsabilités de réalisateur avec vous a, semble-t-il, eu un rôle dans votre décision…
Effectivement. Je participais à un festival où j'ai découvert un court-métrage français qui m'a beaucoup plu. J'ai donc tout fait pour qu'il gagne un prix, et j'ai alors rencontré son réalisateur, Alexandre. Comme je trouvais que c'était un excellent court, j'ai insisté pour qu'il soit présenté dans le cadre de l'Italian Horror Fest à Nettuno, où il a remporté un incroyable succès. Durant l'une de ces soirées, nous parlions de travailler ensemble et, alors que tout le monde rentrait à Rome à la fin du festival, Alexandre et son ami, Philippe Beun-Garbe, ont décidé de visiter la ville durant quelques jours. Nous avons alors décidé de nous retrouver à la boutique Profondo Rosso pour tourner une scène. Ce n'était que pour le plaisir, et je n'avais en réalité aucune idée précise en tête, mais ils ont tous les deux écrit une sorte d'histoire. Nous nous sommes bien amusés, puis ils ont emporté les images à Paris, les ont montées et m'ont envoyé le résultat final. Je l'ai vraiment apprécié et nous avons tous eu envie de filmer d'autres séquences. Cette fois, j'ai proposé que nous le fassions durant Halloween, pour qu'ils puissent revenir et rencontrer Dario Argento. De plus, comme la boutique serait fermée pour le week-end, nous pourrions utiliser le sous-sol qui accueille le musée d’Argento. L'idée était d'y faire se dérouler un meurtre, suivant les scènes que nous avions déjà tournées. Au bout du compte, nous avons produit un film de onze minutes, que tout le monde a aimé, ce qui nous a décidés à passer au long-métrage. Nous avons alors commencé à en écrire le scénario en partant des images dont nous disposions. L'histoire commençait à prendre forme, et j'ai donc contacté quelques amis, comme Lamberto Bava et Antonio Tentori pour leur demander de jouer leur propre rôle, et nous avons ajouté quelques scènes supplémentaires.
Que pouvez-vous nous raconter de l'intrigue ?
C'est une histoire très originale et un peu folle, où presque chaque acteur joue son propre rôle, où quelques meurtres sont commis et où l'on assiste à la fin du monde ! Vous savez, au début, j'écrivais le script en pensant surtout aux contraintes budgétaires, mais j'ai fini par balayer tout cela d'un revers de la main, en me demandant pourquoi diable je devrais limiter mon imagination ! J'écrirais ce que je voudrais et trouverais plus tard le moyen de le filmer. Après tout, j'ai toujours fini par trouver une solution dans ma vie ! Ce n'est pas simplement un giallo, et dans un crescendo de situations étranges, nous arrivons même à l'écroulement de la tour Eiffel ! J'espère simplement que je parviendrai à le filmer de façon crédible. Le scénario alterne les scènes de suspense à la science-fiction et aux moments ironiques. Si je dois réaliser un film aujourd'hui, il faut que je m'amuse, sinon, cela n'aurait aucun sens pour moi. Nous savons que nous n'obtiendrons pas d'argent, donc autant rire ensemble. Si les fans apprécient le résultat, ce sera parfait, sinon…
Pourquoi avez-vous décidé d’interpréter votre propre rôle?
En premier lieu, pour des raisons pratiques, car je tourne durant mes moments de liberté et je savais qu'ainsi, je pourrais toujours me trouver sur le plateau. Et, pour être le plus crédible possible, être moi-même serait le plus simple. Je me retrouve donc dans une étrange spirale d'étrangeté et je dois sauver le monde. C'est un peu paradoxal, et il s'agit vraiment de moi, mais j'aime cette situation, c'est le genre d'histoire que j'aime voir au cinéma. |
| Mots-clés: |
Blood on Méliès's Moon |
| Date: |
30.06.2015 22:55 |
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| Postée par: |
Alain |
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