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le dernier film de Paul Naschy (2009) 
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Le Bossu de la morgue

PAUL NASCHY (témoignage personnel) (voir ci-dessous) PAUL NASCHY (témoignage personnel) (voir ci-dessous)

PAUL NASCHY (témoignage personnel) (voir ci-dessous)

         
Description: Deux ans après avoir visionné "La marca del hombre-lobo" lors de mon premier séjour à Madrid, j'ai rencontré à Paris, en 1970, Paul Naschy, pour un film français de vampires, signé Philippe Brottet, qui ne s'est finalement jamais fait, le tournage ayant été interrompu faute de financement.

Ce fut mon premier reportage sur Paul Naschy, pour la revue espagnole Terror Fantastic, qui a donc publié une interview sur un film n'existant pas ! (il s'agissait d'une preview).

De cette insolite rencontre date notre amitié. J'ai eu l'occasion ensuite de faire connaître au public français Jacinto Molina, en présentant certains de ses films au Festival International de Paris du Film Fantastique et de Science-Fiction, et en l'invitant à diverses reprises.

Sa première venue, en 1973, sera couronnée de succès, puisqu'il obtiendra le prix d'interprétation (méritée) pour sa remarquable composition dans le rôle-titre de "El Jorobado de la morgue" (cette année-là fut également projeté "El grand amor del conde Dracula", les deux étant signés Javier Aguirre).

Son 3e film en tant que réalisateur, "El Caminante", fut projeté en avant-première mondiale à notre festival, et les critiques remarquèrent les qualités de réalisation (et d'interprétation) de Paul Naschy.

Le dernier film que j'ai vu de lui, et le dernier sur lequel on a publié un reportage dans L'Ecran Fantastique, fut "Rojo Sangre", en 2OO4. Il a participé depuis à une demi-douzaine de longs-métrages et j'étais très heureux de voir que, jusqu'au bout, après 41 ans de carrière ou plus, et une existence parfois peuplée de drames (notamment les menaces d'enlèvement de son fils), il continuait) être sollicité et à oeuvrer dans une profession qui le passionnait.

A ce titre, Paul Naschy est sans doute unique. Car non seulement il aura incarné un nombre incroyable de personnages (outre son très populaire loup-garou Waldemar Daninsky, il campera le comte Dracula, le docteur Petiot, le bossu Gotho, la momie, Mr Hyde, le monstre de Frankenstein, le fantôme de l'Opera, etc), mais il a cumulé une carrière de romancier, scénariste, réalisateur et producteur. Durant l'âge d'or du cinéma fantastique espagnol (1968 - 1976), il en fut le plus efficace représentant, voir son initiateur. En tout cas, il l'incarna à lui seul.

J'ai connu personnellement les grands comédiens du cinéma fantastique tels Peter Cushing, Vincent Price ou Christopher Lee. Dans mon esprit, Paul Naschy en faisait partie. Mais jamais je n'ai rencontré un comédien aussi passionné que lui par le genre qu'il représentait et défendait.

Dans la vie, Jacinto était quelqu'un de très agréable, d'un abord direct, simple, toujours de bonne humeur et fourmillant d'anecdotes amusantes. Il avait beaucoup d'ambitions et ne se décourageait jamais.

Mon meilleur souvenir avec lui demeurera probablement le soir où je lui ai présenté Peter Cushing, et où j'ai vu, d'un seul coup, Paul Naschy redevenir un petit enfant face à son idole. Je ne l'ai hélas pas revu depuis longtemps, mes séjours en Espagne s'étant espacés, mais j'ai toujours suivi sa carrière, et notamment par l'intermédiaire de son fils, lui aussi actif dans la même profession, et auquel vont mes pensées, ainsi qu'à sa mère.

Avec Paul Naschy, c'est toute une époque qui disparaît, celle d'un cinéma gothique efficacement accommodé à la sauce ibérique.

A l'heure où va bientôt apparaître sur les écrans une nouvelle version du "Wolfman" inspiré par le classique de l'Universal de 1941,je ne peux m'empêcher de penser plus que jamais au Waldemar Daninsky imaginé, en fan respectueux de Lon Chaneyr Jr. et de Jack Pierce, son maquilleur, par Paul Naschy. En constatant une évidence à mes yeux : le loup-garou de Jacinto Molina a toujours surpassé son modèle, parce que son interprète lui a insufflé dynamisme et conviction. Ce n'est pas le moindre mérite et le moindre exploit de notre regretté ami.

Alain Schlockoff


3 décembre 2OO9
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Date: 03.12.2009 13:57
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Postée par: Alain


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