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Menu Principal / NEWS / retro / L'année 2008 / 2008 / avril 2008 / 18 avril / "Colour from the Dark" du réalisateur italien Iva, Zuccon (voir notre reportage ci-dessous) est en voie d'achèvement, la première ayant lieu à New York en octobre prochain.
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"Colour from the Dark" du réalisateur italien Iva, Zuccon (voir notre reportage ci-dessous) est en voie d'achèvement, la première ayant lieu à New York en octobre prochain.
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| Description: |
LA COULEUR TOMBÉE DU CIEL
Lovecraft redonne des couleurs à l’horreur italienne
Les habitants d’une ferme isolée se retrouvent en proie à une couleur surnaturelle qui dévore végétaux, animaux et humains… Pour la troisième fois, Ivan Zuccon se penche sur l’univers de Lovecraft, avec l’adaptation d’une de ses plus célèbres nouvelles.
Un brouillard malsain insinue ses tentacules fuligineux à travers la campagne italienne alors que le réalisateur Ivan Zuccon achève le tournage de son nouveau film, Colour from the Dark, certainement l'un des plus difficiles de sa carrière. Au début de la production, deux caméras ont brutalement cessé de fonctionner et ont dû être remplacées, des événements étranges sont survenus autour de la voiture du réalisateur, et certains acteurs sont tombés malades… Autant de calamités qui n'ont en rien amoindri l'enthousiasme de l'équipe. Ainsi, pour détendre l'atmosphère, des actrices racontent que le plateau est hanté par l'esprit de Trevor, un acteur du X qui serait mort dans une ferme pendant le tournage de l'un de ses films. De plus, chacun travaille jusqu'à douze heures par jour. Pourtant, la production est parvenue à rattraper le temps perdu et à terminer dans les temps. "J'ai réussi à rassembler un groupe de personnes de confiance qui me suivent depuis mes film précédents. Antonio Masiero, l'ingénieur du son, mon assistante Eugenia Serravalli et Massimo Storari, qui a créé les très belles affiches de Nympha et de Colour from the Dark et réalisé les effets spéciaux, font en quelque sorte partie de ma famille", nous confie Ivan Zuccon, "et bien sûr, je ne peux oublier mes irremplaçables parents, Valerio, le décorateur, qui trouve ou fabrique tout ce dont je peux avoir besoin, et Donatella, qui a cousu tous les costumes et créé Rosina, la poupée d'Alice [incarnée par l'actrice Ecossaise Marysia Kay], ainsi que sa version fantôme". On découvre les trésors d'inventivité de Valerio lorsqu'il s'avère impossible de mettre la main sur une seringue permettant de pomper le faux sang d'une blessure sur le visage de l'actrice Debbie Rochon et que le père d'Ivan trouve une solution en utilisant à la place un vieux vaporisateur.
Un projet au long cours
L'histoire, écrite comme celles de Nympha et Bad Brains, en collaboration avec Ivo Gazzarrini, s'inspire une fois de plus d'une oeuvre de H.P. Lovecraft : "J'essaie de monter ce film depuis trois ans, mais alors que nous pensions que tout était enfin prêt, un producteur canadien nous a abandonné du jour en lendemain. Donc plus d’argent. Grâce à l'aide de mes amis allemands de la société Arabesque Film, je suis parvenu à engager l'actrice Tiffany Shepis et à réaliser Nympha, mais j'ai été contraint de mettre ce projet-ci de côté", se souvient le réalisateur. "Je ne pensais vraiment pas refaire un autre métrage avant au moins deux ans. C'est très difficile de tourner lorsque le budget est serré et que vous devez également prendre en charge le rôle de producteur, car cela vous détourne de votre travail de réalisateur. Cependant, Roberta Marelli, qui a travaillé avec moi sur Bad Brains, The Shunned House et The Darkness Beyond a lu le scénario de Colour from the Dark et l'a adoré, ce qui l'a convaincue de devenir productrice exécutive, en association avec la société de production germanique qui m'avait déjà suivi sur Nympha. Nous nous sommes donc retrouvés engagés dans un nouveau projet beaucoup plus rapidement que prévu".
"Je suis une actrice, mais après avoir travaillé auprès d'Ivan ces dernières années, j'ai pu voir toute la passion qu'il met dans son travail et cela m'a donné envie de faire davantage que jouer", ajoute Roberta alors qu'elle vérifie le planning du jour avec Eugenia. "Aussi, lorsque j'ai lu le script que Ivan et Ivo ont rédigé à partir du roman de H.P. Lovecraft, j'ai réalisé que ce serait une très bonne opportunité de jouer un autre rôle dans la fabrication d'un film". Il s'agit d'un nouveau défi pour elle : "C'est difficile mais passionnant, il vous faut chaque jour faire face aux détails techniques et administratifs liés à la création d'un long-métrage. Parfois, lorsque Ivan me demandait de poser afin de régler la lumière d'une prise, cela me rendait nostalgique de l'époque où j'étais actrice".
Une nouvelle version d'un classique
La nouvelle de l'auteur de Providence a déjà été adaptée à l'écran en 1965 par Daniel Haller, qui a dirigé pour l'occasion Boris Karloff, frappé par la maladie et cloué dans une chaise roulante dans Le Messager du diable (Die, Monster, Die), et plus récemment par l'acteur et réalisateur David Keith avec The Curse (1987). "Nous avons pris quelques libertés par rapport à l'œuvre originale : nous avons supprimé la forme originelle de météorite que revêtait l'entité démoniaque qui hantait la ferme. Ici, elle est accidentellement libérée du fond d'un puit par Pietro (Michael Segal) et Alice (Marysia Kay). Nous avons également abandonné l'idée des scientifiques qui débarquaient à Arkham pour étudier les événements étranges qui se déroulaient là-bas, Ivo Gazzarrini et moi souhaitant nous concentrer sur les éléments d'horreur sans nous perdre dans des considérations de science-fiction", explique le réalisateur. "Je pense qu'il s'agit du meilleur récit de H.P. Lovecraft, il a une structure très linéaire. J’aime beaucoup également «L'Abomination de Dunwich» et «Le Cauchemar d'Innsmouth», mais l'atmosphère et la description des environs que fait le romancier dans «La Couleur tombée du ciel», notamment la mise en place dans les premières pages, sont sans commune mesure avec ses autres œuvres".
L'histoire est située dans les années 40, durant la seconde guerre mondiale. Pietro et Lucia (Debbie Rochon) vivent dans une ferme isolée avec Alice, la jeune sœur de Lucia âgée d'une quinzaine d'années et qui souffre de troubles mentaux. Pietro, contrairement à ses trois frères, n'est pas parti au front à cause d'une malformation au genou, travaillant la terre et vendant des fruits et légumes au village. Leur vie est simple et heureuse, malgré le travail difficile, jusqu'au jour où, en allant chercher de l'eau au puit, Pietro et Alice provoquent un incident a priori bénin mais qui libère quelque chose du cœur de la Terre. Une étrange couleur illumine brièvement le fond du puit avant de disparaître. A partir de cet instant, des événements inexplicables se produisent dans les alentours de la ferme, une chose maléfique les entraînant dans son horrible monde de souffrance, de sang et de mort…
Une déesse en enfer
"Nous ne précisons jamais où se situe l'action, même s'il semble évident que l'histoire prend place en Italie. J'y suis né et j'aime en faire le décor de mes films en montrant la campagne où j'ai grandi", confie Ivan Zuccon qui a cette fois choisi comme plateau principal une ferme située à environ trente kilomètres de Ferrara, où le réalisateur Italien de films érotiques Tinto Brass a précédemment tourné Miranda. "Nous avons choisi ce lieu car il y avait déjà un puit, qui est un élément central et très important dans notre histoire", explique Valerio Zuccon, "mais malheureusement, un figuier y avait poussé, ce qui en avait fait écrouler les parois. Nous avons donc dû couper l'arbre, reconstruire les murs et sceller le fond pour pouvoir le remplir d'eau". Tout comme avec son précédent film Nympha, Ivan Zuccon et ses partenaires producteurs ont choisi d'offrir les rôles à des acteurs internationaux et de tourner le film en langue anglaise pour en faciliter l'exportation. L'actrice Canadienne Debbie Rochon s'est vue proposer le rôle de Lucia : "Le scénario est excellent, c'est certainement le meilleur que j'ai jamais lu et Ivan Zuccon est sans conteste l'un des réalisateurs les plus brillants et les plus inspirés avec lequel j'ai travaillé. Sa composition, ses éclairages, son histoire et sa direction d'acteur sont à couper le souffle", s'exclame l'actrice lors d'une pause. "Lorsqu'il m'a offert le rôle, je ne le connaissais pas vraiment, mais Tony Timpone de Fangoria et vous, à L'Ecran Fantastique, teniez des propos si dithyrambiques à son endroit que cela m'a convaincu de lui faire confiance et je dois vous en remercier car, même s'il ne s'agit que d'une petite production indépendante, on accorde beaucoup d'importance aux plus infimes détails et nous faisons au moins quatre prise pour chaque séquence tournée", continue l'actrice. "Aux Etats-Unis, les films sont généralement faits pour des raisons commerciales, et je n'ai travaillé qu'avec un petit nombre de réalisateurs qui étaient réellement passionnés par le cinéma. Ivan et son équipe adorent réellement le genre, et vous pouvez le sentir sur le plateau". Lloyd Kaufman, de la société de production Troma, l'a surnommée la "déesse du cinéma indépendant" et durant sa carrière d’une vingtaine d'années, Debbie Rochon est apparue à l'affiche d'une centaine de films. Son CV ressemble à un arbre généalogique biblique, où se côtoient comédie, drame, horreur extrême et science-fiction.
C’est sans conteste l'une des actrices les plus recherchées (et certainement l'une des plus talentueuses) dans le monde du film indépendant, et son actualité s’étend des projets à court terme aux métrages terminés et en passe de sortir : "J'ai tellement de films intéressants en développement que je ne peux qu'espérer parvenir à tous les citer. Je viens de terminer le tournage en Allemagne d'un excellent film, Fearmakers, réalisé par Timo Rose. Rapturious, dirigé par l'ancien Jerky Boy Kamal Ahmed, sera disponible en dvd en novembre, tout comme le film de pompier démoniaque The Deepening avec Gunnar Hansen et Jim O'Rear. Splatter Movie, de Amy Lynn Best, sortira cette année et Splatter Disco, avec Ken Foree et Trent Haaga également, je l'espère. J'ai fait un merveilleux petit film appelé Savaged sous la direction de Jason Liquiri, au sujet d'un chien zombie et qui a vraiment été très drôle à tourner. La post-production devrait être terminée avant la fin de automne. Il y a encore The Tell Tale Heart, d'après Edgar Allan Poe, de Mark Redfield, avec Robert Quarry, Kevin Shinnick et Veronica Carlson, qui se tourne cet automne et la suite de American Nightmare de Jon Keeyes qui promet des moments vraiment excitants ! Mais pour le moment, je suis concentrée sur Colour from the Dark, c'est mon premier séjour en Italie que j'adore et je suis persuadée que ce sera un film vraiment à part".
Retrouvailles imprévues
L'actrice Ecossaise Marysia Kay, bien qu'âgée de 31 ans, incarne la jeune Alice. "J'ai beaucoup de chance car j'ai l'air bien plus jeune que je ne le suis en réalité et l’on me propose souvent des rôles d'adolescentes. Ivan m'a trouvée en passant par un site de casting appelé CastingCallPro.com. Il m'a envoyé par e-mail un exemplaire du scénario et m'a demandé si le rôle d'Alice m'intéresserait. Je l'ai donc lu et je l'ai trouvé fantastique", nous confie l'actrice, bientôt rejointe par son amie anglaise Eleanor James, qui incarne Anna, une paysanne gentille et bonne pâte qui vit avec son grand-père Giovanni (l'acteur Irlandais Gerry Shanahan) : "C'est le quatrième film sur lequel je travaille avec Eleanor, même si, héla,s l'un d'entre eux n'a jamais été terminé. Nous nous sommes rencontrées sur mon premier film, Forest of the Damned, avec Tom Savini, dans lequel nous jouions toutes les deux des anges déchus démoniaques", se souvient Marysia Kay. "Même si nous ne nous ressemblons pas, il semblerait que nous intéressions les mêmes personnes et nous sommes généralement retenues pour les mêmes projets. Nous nous entendons très bien, nous aimons toutes les deux jouer la comédie, peindre, et nous sommes également très indépendantes. J'espère que nous continuerons à tourner ensemble". "Marysia et moi sommes devenues amies car nous nous rencontrions toujours pour les mêmes auditions et les mêmes films", ajoute Eleanor, "c'est une pure coïncidence qu'Ivan nous ait contactées toutes les deux parmi tant d’actrices anglaises. Ca fait même un peu peur ! J'ai été ravie de la retrouver en Italie et de pouvoir renouer notre relation". L'actrice qui, de retour en Angleterre, a participé à quelques épisodes de MoonGal and the Emerald of Yesterday, une série de courts-métrages de science-fiction destinés aux téléphones mobiles, est passionnée par l'horreur : "J'adore l'horreur, j'aime vraiment les films indépendants européens en général, mais l'horreur psychologique est mon genre préféré, devant la comédie".
Michael Segal, Matteo Tosi et Alessandra Guerzoni sont des acteurs Italiens récurrents dans la filmographie d'Ivan Zuccon. "Le nom de mon personnage dans Colour from the Dark est Pietro. C'est un homme fort, dans son corps comme dans sa tête, malgré son handicap à la jambe gauche", raconte Segal. "J'ai commencé à travailler avec Ivan lorsque j'étais très jeune, tournant cinq courts avec lui avant The Beyond et tous ses autres films, à l'exception de Bad Brains. Il a amélioré son style film après film et j'ai noté un grand changement à partir de Nympha qui disposait d'un budget plus conséquent, d'acteurs étrangers et d'un très bon scénario. Colour from the Dark est encore plus abouti, avec des acteurs incroyables, un décor impressionnant, beaucoup d'équipements techniques et une très bonne histoire. Ivan a le don de savoir s'entourer des personnes qui aiment les films. Lui et ses parents sont formidables et l'équipe qu'il choisit est toujours composée de personnes polies, compétentes et enthousiastes. Nympha et Colour m'ont permis de travailler avec des acteurs étrangers. J'y ai également joué en anglais, ce qui est certainement ce que je préfère et la présence des ces comédiens dont c'est la langue maternelle m'a forcé à repousser mes limites".
Matteo Tosi, qui apparaissait dans Bad Brains, incarne ici Don Mario, le prêtre local appelé par Pietro pour tenter d'exorciser Lucia. "Mon personnage n'a pas une fin très heureuse, car je suis poignardé dans l'œil par Debbie Rochon. De façon à me préparer au mieux pour mon rôle, j'ai rencontré un véritable prêtre, qui est l'un de mes amis, et lui ai demandé la formule latine exacte pour effectuer un exorcisme. Les autres acteurs et moi avons même pensé à l'utiliser réellement sur le plateau pour nous débarrasser du fantôme de Trevor !", confie Matteo en riant.
Des maquillages exigeants
Des divergences entre Ivan Zuccon et le studio d'effets spéciaux de maquillage de Mauro Fabricsky, qui n'était pas en mesure de satisfaire toutes les demandes très exigeantes imposées par le film, ont conduit Massimo Storari, qui s'est chargé de l'ensemble des effets visuels, à faire appel à la maquilleuse irlandaise Fiona Walsh : "J'ai dû retrouver tout mon matériel, les prothèses et le faux sang, et me souvenir des débuts de mon amitié avec Ivan, lorsque je m'occupais des effets de ses premiers films. Ces cinq dernières années, je suis passée aux effets visuels, travaillant avec Photoshop, Maya Software et les effets numériques", explique Massimo qui apparaît brièvement dans la peau d'un officier nazi, dans une séquence onirique. "Fort heureusement, Fiona est une grande artiste et j'avoue que je n'ai été que son assistant. Elle a fait un travail formidable, notamment avec le maquillage de Debbie Rochon lorsqu'elle est possédée par le démon. Bien qu'elle soit peu à peu transformée en monstre, Fiona est parvenue à conserver une sorte d'humanité dans sa mutation".
Cette fois-ci, Zuccon a confié la partition de son film au maître Italien Marco Werba qui a récemment composé les bandes originales de deux longs-métrages d'horreur : Fearmakers et Darkness Surrounds Roberta et, tout comme pour Nympha, le réalisateur a également utilisé des musiques de Richard Band, ce qui permettra d'imposer à travers le monde Ivan Zuccon comme le digne héritier de Dario Argento. Colour from the Dark est à présent en post-production et sera terminé en mai prochain, de façon à pouvoir être présent lors de la 61e édition du Festival de Cannes.
Propos recueillis par Roberto E. D'Onofrio (trad.: Yann Lebecque) |
| Mots-clés: |
Colour from the Dark |
| Date: |
17.04.2008 23:48 |
| Hits: |
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| Postée par: |
Alain |
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