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Menu Principal / NEWS / retro / L'année 2008 / 2008 / mars 2008 / 16 mars / Annoncé en juillet dernier, "World War Z" fera son apparition sur nos écrans en 2010 (suite ci-dessous)(entretien avec Max Brooks)

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Betsy Russell (notre photo) qui interprétait l'épouse de Jigsaw fera son come-back, aux côtés de Tobin Bell, Scott Patterson, Costas Mandylor et Mark Rolston dans "Saw V", distribué aux USA le 24 octobre prochain. Le tournage débute demain à Toronto ! 
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Le chef-décorateur Trevor Williams, auquel on doit le look de films tels "Futureworld", "The Changeling" (notre photo) et les 2 longs-métrages tirés de la série TV "Dark Shadows" est décédé le 14 février dernier (suite ci-dessous)

Annoncé en juillet dernier, "World War Z" fera son apparition sur nos écrans en 2010 (suite ci-dessous)(entretien avec Max Brooks) Annoncé en juillet dernier, "World War Z" fera son apparition sur nos écrans en 2010 (suite ci-dessous)(entretien avec Max Brooks)

Annoncé en juillet dernier, "World War Z" fera son apparition sur nos écrans en 2010 (suite ci-dessous)(entretien avec Max Brooks)

         
Description: Le créateur de "Babylon 5", J. Michael Straczynski travaille actuellement sur l'adaptation de son roman "World War Z : An Oral History of the Zombie World", récit apocalyptique, dans un monde où les zombies ont pris le pouvoir.

Paru en France en 2007 chez Calmann-Lévy, le livre de Max Brooks (fils de Mel Brooks), auteur de l'amusant "The Zombie Survivl Guide", regroupe une succession d'interviews d'individus racontant comment ils ont vécu la catastrophe mondiale ayant découlé de l'apparition de morts-vivants.

Au fil des témoignages recueillis à travers le globe, le lecteur découvre les premiers cas touchés par un étrange virus, puis il suit, impuissant comme la plupart des intervenants du roman, à la propagation du Mal.

WORLD WAR Z
Scén.: J. Michael Straczynski, d'après le roman de Max Brooks. Prod.: Plan B Entertainment/Paramount Pictures.

Ci-dessous : Entretien avec Max Brooks paru dans L'Ecran Fantastique 282





WORLD WAR Z
La folle guerre des zombies

MAX BROOKS
Grand reporter imaginaire

En deux livres, Max Brooks s’est imposé comme un véritable phénomène dans le monde de la littérature fantastique anglo-saxonne. Sorti en 2003, The Zombie Survival Guide est, comme son titre l’indique, un guide de survie en cas d’invasion de la planète par les morts-vivants. Réaliste et pratique, le livre est un succès immédiat. Il sera donc logiquement suivi trois ans plus tard par World War Z, un recueil de témoignages de survivants d’une guerre mondiale fictionnelle contre les zombies. Extrêmement bien documenté, le faux document historique de Brooks (fils de Mel Brooks et Anne Bancroft) prend son sujet au sérieux et examine les implications politiques, culturelles, militaires et sociales d’une invasion mondiale. Tour à tour touchant et effrayant, le roman va faire l’objet d’une adaptation au cinéma par la compagnie de Brad Pitt, Plan B, qui en a acheté les droits dès sa parution, le scénario étant confié à Michael Straczynski, le créateur de Babylon 5, et auteur du script du prochain Silver Surfer d’Alex Proyas.

Tout d’abord, pourquoi avoir choisi ce sujet : êtes-vous fan de films d’horreur ?

Pas du tout, je suis l’inverse du fan d’horreur. Les fans cherchent à avoir peur ; moi, j’ai déjà peur naturellement. J’écris pour conquérir et vaincre cette peur, et non pour la créer de toutes pièces. Les histoires de zombies m’ont toujours effrayé, et j’ai choisi d’écrire un vrai livre sérieux à partir d’une peur d’enfant. J’ai écrit le premier livre, The Zombie Survival Guide, en 1999, quand tant de gens aux Etats-Unis faisaient des provisions et se préparaient pour la catastrophe de l’an 2000, l’Apocalypse. Je me suis inspiré de l’ambiance et j’y ai ajouté des zombies.

Vos livres sont vendus dans la rubrique humour : êtes-vous d’accord avec cette classification ?

Non. Je pense qu'on ne peut pas les classer dans les catégories "humour" ou "horreur", mais dans celle du savoir-faire ou de l'histoire. Il n’y a qu’une seule blague dans ces livres, c’est le fait que j’ai eu le temps de les écrire. Au début, les critiques et les lecteurs ne savaient pas quoi trop faire du Zombie Survival Guide ; il ne contient pas de plaisanteries et est difficile à placer dans un genre précis. Mais il a été bien accepté et maintenant, je pense que les gens ont compris de quoi il s’agit.




World War Z est un livre fort différent, mais en quelque sorte la suite logique du Guide : comment l’idée vous en est-elle venue ?

Je me suis inspiré d’un livre de Studs Terkel, The Good War, qui m’a beaucoup marqué. C’est un recueil de témoignages de survivants de la seconde guerre mondiale, et rien n’y est noir ou blanc. C’est personnel et émouvant. J’ai voulu écrire un livre semblable, avec des zombies.

Le livre est incroyablement réaliste et on ne peut qu’imaginer l’étendue des recherches que vous avez dû mener…

Il m’a fallu deux ans pour l’écrire, et j’ai passé l’essentiel de ce temps à faire des recherches. Je désirais que chaque détail soit réel, à part les zombies. D’une certaine façon, la guerre mondiale Z s’est déjà déroulée… Je voulais aussi que le livre, comme la guerre, soit global : aussi patriotique que je sois, je dois reconnaître que l’un des défauts principaux des Américains est d’être toujours centrés sur leurs propres problèmes. Bien sûr, cela a représenté pas mal de recherches, non seulement sur les armes, les technologies et la science, mais aussi sur les aspects culturels de chaque pays. Quand je parle par exemple de la Chine, je dois savoir où et comment vivent les habitants, comment le gouvernement fonctionne, et comment il réagit en temps de crise. Malheureusement, tout se qui se passe dans le livre s’est en quelque sorte déjà produit. La Chine réagit face au virus zombie comme lors de la crise SARS : le gouvernement n’a rien voulu dire et a laissé le virus se répandre hors des frontières. Pareil pour les Russes et Tchernobyl. J’ai également étudié les combats des Français dans les catacombes, et le fait qu’ils avaient besoin de héros pour remonter le moral de la population et des soldats. J’ai dû faire des recherches pour les Etats-Unis aussi, et cela m’a attiré des problèmes, car bien peu de mes compatriotes apprécient que les choses soient présentées avec nuance. Ils aiment qu’elles soient blanches ou noires, bonnes ou mauvaises, mais ce n’est pas réaliste. Même les héros doivent parfois avoir du sang sur leurs mains ; il arrive que l'on doive sacrifier des vies pour sauver le plus grand nombre. J’ai aussi étudié les grandes batailles de l’histoire, comme celle entre les Anglais et les Zoulous en Afrique du Sud, où malgré leur armement cent fois supérieur, les Britanniques se sont fait massacrer… C’est de ce genre d’événements terrifiants dont je me suis inspiré.

Chaque personnage a une voix unique, différente des autres : comment êtes-vous parvenu à ce résultat ?

J’ai essayé d’éviter les stéréotypes. Une fois de plus, il m’a fallu un certain nombre de recherches. J’ai étudié l’histoire de chaque pays parce qu’elle influence la façon dont les gens parlent, selon leur âge : un jeune Chinois qui n’a pas connu la révolution culturelle, sera différent d’un vieux ; un jeune Japonais qui a grandi quand son pays était une superpuissance économique est forcément différent d’un ancien qui a connu le Japon comme une puissance militaire. J’ai beaucoup voyagé, et discuté avec des gens de différents horizons.


Vous êtes-vous inspiré d’œuvres connues pour vos zombies ? On sait que vous êtes grand fan de George Romero…

Oui, mais Romero tente de rendre ses zombies plus humains que les miens ; certains ont peur du feu, ils se souviennent du centre commercial et, depuis Day of the Dead ils ont une personnalité. Les miens sont totalement inhumains, c’est ce qui les rend effrayants à mes yeux. Raisonner avec eux, c’est comme raisonner avec une maladie : c’est impossible. Mes zombies sont des virus, c’est de cela que je me suis inspiré. En temps d’épidémie, les gens paniquent et prennent les mauvaises décisions, et l’on ne nous donne pas toutes les informations. Le monde est plus sensible aux épidémies aujourd’hui qu’il ne l’était dans l’entre deux guerres ; nos économies sont tellement liées et basées sur les échanges que s’isoler serait extrêmement difficile. Nous n’avons plus l’habitude de manger des conserves par exemple, et si les importations devaient être supprimées du jour au lendemain, nous manquerions de pas mal de biens essentiels. C'est donc également quelque chose que j’ai cherché à retranscrire. Cela dit, même si mes zombies ne sont pas totalement identiques à ceux de Romero, ils en sont quand même fort proches. Je ne me suis pas vraiment intéressé aux autres films du genre, car dans l’ensemble ils ne font que reprendre les idées de Romero, sans le commentaire social.



Pourquoi selon vous les histoires de zombies sont-elles si populaires ces dernières années ?

Je pense que c’est à cause de l’époque dans laquelle nous vivons. Les temps sont incertains. La guerre en Irak, le terrorisme, le réchauffement de la planète : il semble qu’il y ait une nouvelle catastrophe toutes les semaines, et on ne sait pas de quoi demain sera fait. Les films de zombies sont nés selon moi d’un désir inconscient d’explorer notre crainte de vivre l’apocalypse. Les zombies ne sont pas réels, c’est donc une façon de toucher au problème sans en avoir l’air ; on peut regarder un film et éteindre la télévision avec la certitude que cela n’arrivera pas. Un film qui parlerait de la grippe aviaire, ou d’une attaque nucléaire terroriste, par contre, serait trop proche de la réalité.

Où en est l’adaptation de World War Z pour le grand écran ?

J. Michael Straczynski, créateur de Babylon 5, écrit le script en ce moment. C’est un génie ; je n’aurais pas pu rêver mieux. Si cela se fait, ce sera un film à grand budget, et peu de films à gros budget sortent chaque année, ce qui limite nos chances. Je ne peux qu’espérer…

Propos recueillis
par Axelle Carolyn
Mots-clés: World War Z
Date: 15.03.2008 20:35
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Postée par: Alain


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